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Au bout, là-haut

SPECTACLE FAMILIAL

Une production du Théâtre de la Petite Marée, présentée par Hydro-Québec.

Une fable lumineuse sur la transmission, l’entraide et la patience, qui fusionne art textile, marionnettes, danse et théâtre d’objets

11 représentations!

Du 16 juillet au 1er août 2026
Studio-théâtre du Centre Bonne Aventure

Jeudi : 19h
Vendredi : 19h
Samedi : 10h30
Dimanche : 10h30

Équipe de création

Adaptation libre | Alice Tixidre
Texte originial (Le chemin de la montagne) | Marianne Dubuc
Mise en scène | Francis Richard, en collaboration avec Karine LeBlanc
Assistance à la mise en scène | Cindy Gagné
Interprétation | Laurie-Anne Langis, Johanne Lebrun, Lila Paquette Mourmant
Marionnettes, accessoires et costumes | Karine LeBlanc
Décor | Bruno-Pierre Houle
Musique | Cédrik St-Onge
Mouvement | Laurie-Anne Langis
Vidéo | Lucile Parry-Canet (LUCA Médias inc.)
Éclairages | Cyril Bussy
Direction de production |  Myriam Poirier Dumaine
Direction technique | Nicolas Jalbert
Assistance technique au décor | Diamanto Kyrkas
Régie | Cingy Gagné et Jean-Philippe Gagné
Graphisme | Fleurdelise Dumais
Illustration | Michelle Larouche
Agente de diffusion | Ginette Ferland

Partenaires de création : Centre de diffusion et de création de Gaspé, Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal 

Dîner-causerie

Assistez à la représentation du 18 juillet, 25 juillet et 1er août 2026, puis rencontrez les interprètes autour d’un dîner fraîchement préparé et offert gratuitement par la Boulangerie La Pétrie! Réservez votre billet pour le spectacle et ajoutez votre dîner-causerie dans votre panier lors de votre achat!

Crédit photo : Cynthia Dupuis Photographe

Résumé

Au bout, là-haut tisse l’amitié de Blaireau, l’aînée qui connaît les secrets de la montagne, et Lulu, un chat curieux rêvant d’atteindre le sommet du monde. Chaque semaine, ils gravissent les sentiers, partageant rires, savoirs et émerveillement. Une fable lumineuse sur la transmission, l’entraide et la patience, qui fusionne art textile, danse, marionnettes et théâtre d’objets.

Le spectacle

Au bout, là-haut, une adaptation libre d’Alice Tixidre, d’après l’album jeunesse Le chemin de la montagne de Marianne Dubuc.

Sous la direction de Francis Richard, cette création rend hommage aux montagnes gaspésiennes, envisagées comme des lieux vivants de transmission, de résilience et de rencontre entre l’humain et la nature. À travers le parcours de Blaireau et Lulu, on y célèbre le territoire et sa biodiversité, en éveillant le jeune public à l’importance de protéger cet environnement unique. L’œuvre explore également les liens intergénérationnels et la richesse des savoirs transmis au fil du temps.

Le projet s’ancre dans une collaboration étroite avec Karine Leblanc, artiste en art textile et marionnettiste. Des rencontres de cocréation ont été menées avec les Fermières de Grande-Rivière pour la réalisation d’une courtepointe intégrée au spectacle. Karine développe une approche marionnettique singulière en concevant masques et accessoires, en résonance avec cette œuvre.

La création scénique fusionne art textile, danse et théâtre d’objets dans une expérience poétique où les gestes de fabrication — tisser, assembler, nouer, crocheter — deviennent un langage scénique à part entière. Sur scène, arbres, lacs et sentiers prennent vie à travers des courtepointes animées, transformant la montagne en un espace sensible et mythologique.

Photos des répétitions : Cynthia Dupuis Photographe

Mot de l’autrice

Alice Tixidre

Salut à toi, cher inconnu !

Je t’écris de l’Autrice, un grand pays. J’y avance à dos de bicycle à petites roues. J’en rapporte des grigris, des morceaux de moi. Le mont Dètatoi, s’en est un. C’est une montagne. C’est trop grand pour mes poches, alors je le laisse où tu peux le voir toi aussi. 

Le mont Dètatoi est dans le sud, à la frontière de l’Autre et du 52e parallèle. L’Autrice est un pays traversé par des siècles d’erreurs et de cerises. Son économie est basée sur les questions juteuses.

Là-bas, j’ai rencontré un blaireau et un chat qui insistent pour que je l’appelle “Lulu”. Nous, les enfants, nous savons que les animaux ont beaucoup de choses à nous apprendre. Ils m’ont montré la montagne magique et leurs coutumes. Le blaireau m’a dit “Monter une montagne, c’est un chemin de connaissances, de soi et du cosmos”. Son haleine était celle des biscuits chinois. Cosmos, ça veut dire “toutes les étoiles ensemble”. 

“L’univers t’aime.” – Proverbe autricien dans tous les biscuits chinois.

Les ancêtres de l’Autrice leur ont confié des trous, pour qu’ils en prennent aussi soin. Le blaireau et Lulu creusent leur confiance dans la terre. Ils cultivent leur sens de l’existence. Je trouve que c’est inspirant pour notre espèce. 

Miaou ! Je retourne à ma bécane, mais je te dis vraiment : gros bisous !

Photo : Julien Chauvet

Mot du metteur en scène

Francis Richard

L’inspiration a surgi en ouvrant Le chemin de la montagne de Marianne Dubuc. Grand-mère Blaireau y est apparue comme une présence lumineuse, une guide douce qui accompagne Lulu sur les chemins de la vie. Leur rencontre a réveillé un appel profond, un écho venu de nos grands-mères montagnes, de leurs chants et de leurs savoirs qui continuent de nous habiter. Déjà, un spectacle prenait forme.

De fil en aiguille, tout s’est attaché : la rencontre avec Alice Tixidre, le désir de créer à nouveau avec Karine LeBlanc et cette envie commune de laisser les montagnes gaspésiennes murmurer leurs légendes.

Merci à toute l’équipe pour votre engagement, votre créativité qui ouvre des chemins inattendus et cette générosité qui a donné à l’œuvre son souffle vivant.

Merci aux artisanes croisées au passage, dont le savoir-faire a nourri notre imaginaire et plus particulièrement au Cercle de fermières de Grande-Rivière pour la courtepointe créée sur mesure, pièce unique qui accompagne le spectacle et en porte une part de mémoire.

Merci à Louise Bisson, Maude Chiasson, Annie Deslongchamps et Tamara Ouelet pour leur contribution précieuse.

Et merci à vous, spectateurs, de donner tout son sens à cette œuvre — en acceptant l’invitation de monter avec nous, jusqu’Au bout, là-haut.

Photo : Roger St-Laurent Photographe

Artiste multidisciplinaire

Karine LeBlanc

Karine LeBlanc est une artiste multidisciplinaire d’origine gaspésienne formée aux arts de la marionnette au Théâtre aux Mains Nues de Paris et à l’étude de la pratique artistique à l’Université du Québec à Rimouski. Elle œuvre en marionnette, arts textiles et en art de la performance. Elle manipule des œuvres d’art textiles comme des marionnettes métaphoriques et fabrique des marionnettes abstraites racontant l’intériorité et l’univers culturel qui l’entoure. Elle base son travail sur la recherche et l’expérimentation et le mélange des disciplines. Elle s’intéresse à la passation des savoir-faire qui se transmettent entre les générations et au lien entre l’œuvre et son territoire. Elle partage aussi sa pratique à travers différents projets d’art en communauté notamment avec le Cercle de Fermières de son village et souhaite que l’art s’ancre dans le quotidien et propulse les humains vers une vie plus sensible. Son travail a été plusieurs fois soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec par différentes bourses ainsi que par le Conseil des Arts du Canada.

Les interprètes

Laurie-Anne Langis

Interprétation et mouvement

Formée en danse contemporaine, depuis 2012 Laurie-Anne danse au niveau national et international et se forme de manière autodidacte et par transmission directe en voix, savoirs ancestraux et énergétiques. Sa pratique s’ancre dans une recherche de réconciliation entre le corps, la voix et les forces invisibles du vivant; à la croisée du rituel, de la performance et de l’exploration sensible.

Photo : Prune Paycha

Lila Paquette Mourmant

Interprétation

Diplômée en interprétation théâtrale et en ballet, on a vu Lila à l’écran dans Le monde de Gabrielle Roy. Active au théâtre, elle enseigne le mouvement au Cégep de Saint-Hyacinthe depuis 2022. Également bachelière en analyse littéraire, psychodramatiste et posturologue, elle s’adonne à l’écriture et à l’improvisation. En dehors du jeu et de la danse, Lila aime beaucoup, se poser des questions, être dans la nature, les frites mayonnaise, et les chats (ça ne s’invente pas).

Photo : Joffrey Rivard

Johanne Lebrun

Interprétation

Diplômée en art dramatique de l’UQAM, Johanne a joué dans le film C.R.A.Z.Y., plusieurs séries télévisées (District 31, Bête noire) et des pièces mises en scène par Éric Jean. Après avoir travaillé une quinzaine d’années à Montréal comme comédiennne, elle s’établit en Gaspésie en 2006. Elle collabore activement avec le Théâtre de la Petite Marée et le Théâtre À tour de rôle. Artiste multidisciplinaire, elle prête aussi sa voix à des publicités et chante dans le groupe The Brown’s.

Photo : Marilou Maheux